C.R. DREAM THEATER - Pampelune le 17/01/2014
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 C.R. DREAM THEATER - Pampelune le 17/01/2014

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Broutchlag mordoré

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Localisation : Guantanamo

MessageSujet: C.R. DREAM THEATER - Pampelune le 17/01/2014   Sam 8 Fév 2014 - 1:06

Prologue :
News Dream Theater - annonce tournée (activer les sous-titres, ça peut aider)

Agur !  cher tout le monde de france et de Navarre (…ben si, justement)

Allez, je tente un compte rendu passé en compagnie des papes du Metal Progressif, j'ai nommé le groupe Dream Theater de passage en Euskadi pour leur tournée Européenne et Américaine 2014 "Along for the Ride".

…en vérité il s'agit plus d'un monologue descriptif ultra-subjectif d'une soirée avec ma sale habitude d'y fleurir multiples digressions, à travers un laborieux cheminement verbal où la structure narrative peut s'avérer ou se verra pénible à lire pour certain(e)s …mais bon c'était sans "conter" le fait que je fais un peu c'que je veux quand même hein, et libre à vous de ne point vous y engager ah! ah!
Alors du coup, si ne vous intéresse que la prestation du groupe, veuillez zapper une bonne première moitié de cet écrit indigeste, à moins que vous ne trouviez un quelconque intérêt à lire toutes mes conneries…


…car oui ...Oyé, oyé braves gens d'obédience métallique, laissez-moi vous conter une soirée en compagnie des troubadours du Théâtre des Rêves …que dis-je "An Evening with Dream Theater" en langage Shakespearien (ça fait mec cultivé de citer ce grand auteur hein …ouais mais bon j'lai jamais trop lu en fait)
...et tout cela en plein cœur de la capitale Navarraise, celle où se célèbrent les fameuses fêtes de la San Fermin, devenues avec le temps la 3eme plus grande manifestation au monde (qu'il paraît).
…Cité âgée d'au moins deux millénaires et communément appelée : Iruñea pour les bascophones, Pamplona en Castillan ou encore Pampelune pour les francophones.

J'aime pas le Père Noël.
Il propose un concept à la con. Ce grand prêtre capitaliste obèse transfiguré par la firme Coca Cola n'est qu'un attiseur de frustration qui traumatise à vie nos destinées par nos désirs inassouvis de gamins, modelant ainsi nos futures frustrations matérialistes d'adultes névrosés nostalgiques …ouaip rien que ça.
…mais bon, ce bougre d'enfoiré m'a dernièrement eu par surprise en m'offrant un billet pour aller voir le groupe Dream Theater de passage un vendredi 17 janvier 2014 dans le Pavillon de l'Anaitasuna de Pampelune …me permettant ainsi d'aller voir un de mes groupes préféré que j'écoute depuis fort longtemps et dont je n'avais jamais eu l'occasion de voir encore en version "spectacle vivant" …du coup je réévalue mes propos …en fait, le Père Noël c'est comme le Coca, c'est bon, mais 'faut savoir doser le truc sinon tu deviens un consumériste adipeux.


De gauche à droite : Mike Mangini, John Petrucci, James Labrie, Jordan Rudess, John Myung

Ainsi donc la mission fut lancée pour ce vendredi 17 janvier.
Quelques jours avant cette mission, ayant accepté la responsabilité de programmer l'itinéraire, je promis d'anticiper sereinement la reconnaissance des lieux grâce au pervers Google Earth (instrument cartographique version Big Brother)  afin de localiser précisément le Pabellòn Anaitasuna pour lequel nous n'avions encore jamais foulé le lieu.
…vous savez, par analogie c'est un peu comme une battue au sanglier pour laquelle la réussite dépend de la qualité des préparatifs : la veille d'une battue il est indispensable de mener une opération que l'on nomme dans mes contrées "faire le pied" qui consiste au pauvre couillon de service (toujours le même qui se sacrifie en principe, parce que personne ne veut s'emmerder à le faire) de pister et repérer les traces de l'animal afin que le lendemain l'on puisse localiser le départ de la traque et lancer la meute super discrète des clebs hurleurs (jamais compris pourquoi ces cons de chiens hurlent autant d'ailleurs …à croire qu'ils sortent les trompettes pour faire déguerpir le gibier), pour au final tuer noblement le gibier …ou le bousiller, suivant le tact et la philosophie des tireurs …car vous le savez tous : 'y a le bon chasseur , et puis bon, 'y a le mauvais chasseur (ça sent le Ricard par ici…)
…Bon bref on s'en fout, tout ça pour dire que j'ai tellement bien anticipé le truc que j'ai programmé le GPS comme d'hab' 5 minutes avant le départ dans la panique …mais j'ai le lieu exact d'arrivée, là est le principal pour éviter de tourner en rond au moment crucial.


Nous voilà donc les four horse(wo)men que nous sommes, prêts à partir.
Les activités professionnelles des uns et des autres font qu'ils n'est pas toujours faciles de partir un peu tôt, et il n'est pas évident de se libérer de ses obligations en temps et en heure (perso j'avais posé deux semaines de congés pour me préparer …non j'déconne ah ah), mais ayant cet esprit de solidarité nous dûmes ainsi partir avec un retard prévisible.
Cela dit, pas d'problème, selon le billet la salle ouvre ses portes à 19 heures …alors voyons, en partant à telle heure, un petit calcul savant s'impose : le trajet + les éternels groupes de première partie + se planter une ou deux fois sur l'itinéraire… bon ok on est bon, on devrait théoriquement choper le premier ou deuxième groupe en cours (comme d'hab' quoi ah ah) et assister peinard à la prestation complète de Dream Theater …ça roule …embarquement de quelques victuailles + lampes à pétrole en cas de guerre nucléaire histoire de survivre au moins deux jours ah! ah!
…et Let's goazen comme disent certains Basques d'Amériques (enfin parait-il).

Nous voilà donc parti(e)s dans notre carrosse mécanique, gavée de MP3, et notamment du dernier Dream Theater pour se mettre en condition : destination Pampelune et ce, pour la deuxième fois en deux mois…
…En effet nous nous étions rendus également là-bas deux mois auparavant pour assister à un excellent concert de Children Of Bodom (le 3 novembre 2013 exactement) dans la moderne salle Totem située plus exactement dans la banlieue de Pampelune (Villava) …une bien belle salle en plein milieu d'une zone industrielle située au pied d'une petite montagne où l'on peut vous servir tous les alcools souhaitables, notamment de délicieux whisky Coca à 6 ou 7 euros le verre (ch'é plus) c'est-à-dire de quoi vous convertir sans sommation à la bière à 1 euro ...j'ai testé les gars …et ce whisky, que j'lai dégusté ouaip …qu'une seule fois d'ailleurs ...après avoir pris connaissance du ticket.

Pour nous rendre cette fois-ci à Pampelune nous choisissons cette fois-ci de prendre l'autoroute, car je peux vous révéler rétrospectivement que nous nous étions légèrement planté grâce à un GPS farceur intégré qui a failli être désintégré par l'effet de surprise …vous savez ce genre de farce qui vous donne des envies de meurtres dans l'instant mais qui au final vous rend un sourire tendre et nostalgique et sans rancune après coup (mmouais).
Allez, Pour l'anecdote laissez-moi vous narrer rapidement et approximativement un modèle d'échange entre adultes matures et le résultat de ce qui peut "conduire" à suivre aveuglément un GPS farceur :
(précision : le co-pilote était le responsable de la programmation de l'itinéraire)

ainsi, à peine l'autoroute entamé à hauteur d'Irun quelque encablures après le péage de biriatou…

- Le GPS : veuillez rester à droite... (voix féminine sexy)
- Le pilote : Mais… ? c'est quoi c'délire ? on est sorti de l'autoroute là non ?
  - Le co-pilote : Euh… bé…  no..ouuu..ais ? attends, Irun… euh…
- Mais si putain on s'est planté …mate le panneau là …c'est la nationale truc  …pourquoi on est sorti, là ? …on doit aller jusqu'à Donosti et sortir là-bas normalement non ?
  - Mmmm… ah bé ouais mais pourtant la nana du GPS l'a dit …boâf …elle nous fait passer par la nationale, et on arrive à la même heure …mais ça va le faire non ?
- oaâÂH puûÛtain mais c'est la merde cette route ! …je la connais 'y a que des poids lourds à la con ! Quand t'as en a un devant, tu te le cogne 100 bornes …elle est hyper dangereuse en plus  …putain  'y fait chié ton Gps  …mais qu'est c'qu'il a branlé !!?
  - ben… en fait il était sur l'option "chemin le plus rapide et le plus court" et puis mois je croyais qu'en fait….  
- …oâÂh chiééé  …'fait chié cette route
  - ….oh boâh, attends c'est bon …t'en branle on va y arriver, y a pas de raison…
- Les passager(e)s arrières : …meuuuh  ouiiiii t'inquiètes… on va y arriver  (le truc vachement rassurant ah! ah!)

Et après quelques dizaines de km parcourus…
- Mais En fait il l'on refaite cette route …elle est pas si mal en fait !  …elle était pas du tout comme ça avant …ils l'ont modifié et aménagé cette route
  - Peuuh...  tu vois il est pas con ce Gps quand même ah! ah! (z'est z'la oui…)

Cela dit je vous rassure car tout cela reste dans une stressante bonne humeur …vous ne le savez pas, mais si vous faites abstraction de la forme, les échanges restent constructifs sur le fond (ah! ah! trop rigolo en fait) ...meuuh oui, nous avons tout de même une forte capacité à relativiser ce genre de petit désagrément, car on s'en fout un peu à vrai dire… Nous étions arrivés sans problème  …il est vrai que ça faisait hyper longtemps qu'aucun de nous n'était passé par là … en fin de compte c'est une nationale à 4 voies et cela s'est avéré un plantage opportun qui nous à fait économiser quelques barrières de péage après tout et la circulation n'était pas vraiment dense.

Bref revenons au présent de ce vendredi 17 janvier…
Craignant quelques poids-lourd un peu pénible à concilier un vendredi soir …par commodité nous choisissons cette fois–ci de passer par la Autobide, ah oui pardon pour les non-bascophone …par l'autoroute quoi.

Depuis notre départ, le fort vent de sud typique du Pays Basque parfois utilisé pour souffler les braises des écobuages, nous accompagne tout au long de notre périple …les bienveillants panneaux lumineux éparpillés sur le long du serpentin bitumineux ne manquent pas de nous prévenir de rester vigilant …effectivement certaines rafales puissantes et oppressantes se faisant par moment sentir sur la carlingue de notre véhicule…
Ici les autoroutes sont limitées à 120 km/h, et au fil des kilomètres alternent successivement tunnels, limitations à 90, à 80, radar fixes… ces derniers signalés par notre valeureux "Coyote" qui fait "beep beep" pendant que nous écoutons Dream Theater qui eux ont signé chez Roadrunner (Beep Beep, le coyote, Roadrunner …vous voyez le truc hein). Bien qu'étant le seul à être initié à ce magnifique groupe qu'est Dream Theater, nous nous imprégnons depuis quelques temps de leur dernier album éponyme que l'on trouve décidément de plus en plus addictif au fil des écoutes …ce dont nous profitons encore dans notre bagnole tout en filant à leur encontre…
…D'ailleurs, le système "Coyote" qui en principe est dédié au réseau français nous confirme ici qu'il détient bien les bases de données des radars fixes du réseau Basque (sous "tutelle espagnole").
N'empêche, putain on ne peut plus tellement conduire avec la même sérénité qu'auparavant depuis l'apparition des radars fixes …même si les panneaux de prévention sont présents, vous discutez un coup, et tac vous zappez, et vous pouvez vite vous faire niquer si vous êtes seul à turbiner sur le bitume …'faut toujours rester à l'affût, c'est parfois assez chiant.
Nous papotons sur le pape et nos potes (là c'est juste pour un bon mot…), tout en glissant vers les hauts plateaux Navarrais nous faisant culminer à des altitudes allant jusqu'à 600 mètres selon ce coquin de GPS.
Il doit être à peu-près 18h30 et la nuit finit d'envahir les paysages.
Le ciel très nuageux à l'atmosphère typique du vent de Sud laisse parfois apparaître une lune des plus lumineuse. Pour évoquer une référence commune aux métalleux, c'est un peu ce même ciel et ce vent fort que l'on peut retrouver sur la magnifique pochette du
"Live After Death" de Maiden (les éclairs et Eddie en moins cependant) …voire aussi du "In The Nightside Eclipse" de Emperor.

Bref, une belle atmosphère nocturne, venteuse et lumineuse, qui nous laisse soupçonner les magnifiques paysages montagneux des provinces de Guipuzkoa et de Navarre qui nous entourent et que nous ne pouvons qu'imaginer.


Les montagnes Navarraises - en arrière plan, la chaîne des Pyrénées - image source

Progressivement, l'approche de la capitale Navarraise se laisse trahir au loin par l'impressionnante réverbération de la pollution lumineuse donnant du plus bel effet sous une couche nuageuse de circonstance …une immense nuée typique des éclairages urbains aux teints orangeâtre, provoqués par l'utilisation de lampes au sodium.
…une sorte de nuage apocalyptique qui ne cherche qu'à vous happer par son halo au fur et à mesure de son approche.


photo prise depuis le sommet de la fortification de San Cristobal qui domine l'agglomération de Pampelune
(le centre ville historique est ici situé complètement à gauche) - image source

Au loin me fait-on remarquer de drôles de lumière rouges alignées s'élevant au-dessus de l'horizon …après une analyse ultra rapide et grâce à notre incommensurable pouvoir de déduction, nous en concluons qu'il s'agit probablement d'un parc éolien (ce qui après vérification correspondait bien à nos soupçons) …et oui car la province Basque de Navarre est LE pays des éoliennes, concentrant un des plus important parc d'Europe si je ne dis pas de conneries.
Ce que l'on voit depuis l'autoroute correspond donc à un parc  éolien qui s'étale sur les crêtes du mont Del Perdòn, situé vers le sud-ouest de Pampelune. Cet alignement d'éoliennes de plus d'une dizaine de kilomètres rend un spectacle furtif dû à notre vitesse et donne l'impression d'une barrière mystérieuse et lointaine…


Parc éolien du Del Perdòn - image source

image source

...Et nous voilà plongés dans la ville parmi une circulation très fluide, touchant du bout des pneus notre but alors que la voix robotisée nous concède ses derniers souffles numériques.
Ce coup-ci pas de connerie et pas de surprise; on est bien devant le complexe de l'Anaitasuna mais, j'avais prévenu qu'il m'avait été impossible de trouver la trace d'un quelconque parking aux alentours du site …ouaip un site censé accueillir un salle de sport de 2500 places, piscine, salles de gym, etc... mais sans parking …démerdez-vous qu'y disait pas, le site officiel …c'est pas possible doit bien y avoir un parking couvert ou un truc du genre.

Entrée Anaitasuna :
(cliquer pour agrandir)


(image Gogole earth)

Bon allez 'faut qu'on se chope un compatriote chevelu pour nous tuyauter… hop ça y est, en v'là un…
…et hop …baissage de vitre …"gniiiiiii …touk" (trop bien le son de la vitre) …et notre conductrice traductrice multitâche et de talent interpelle un probable autochtone grimé dans la parfaite panoplie du Hells Angels version Lemmy en plus large que haut  : "holà… (bon là j'peux pas aller plus loin c'est en espagnol …ben ouais quoi j'ai appris que l'anglais au bahut) …enfin bon j'abrège, et le mec super sympa nous indique en gros d'une gestuelle approximative : …Parking ? hey oui, ben c'est là quoi …ouais autour quoi ! …Hey regarde t'en a juste une là ! (ouais je sais j'ai fait gestuelle Navarraise en deuxième langue) …Putain ouais, on remercie le gars pouce levé qui fait de même par compassion voyant qu'il avait à faire à des handicapés linguistiques ('tention j'dis pas ça pour notre traductrice hein …pas taper)
...relevage de vitre "GNIIIIIII ...touk" (et oui, le moteur électrique en chie plus en remontant donc plus bruyant).
Non mais sans déconner; ce mega coup de cul ! …voilà t'y pas qu'on te trouve une place à quelques… allez quoi 20 mètres de l'entrée de la salle …je crois que c'est la première fois qu'on se gare aussi près d'une grande salle de concert (ah non 'y avait le Totem à 1o mètres la dernière fois …'tain le pire c'est qu'c'est vrai en plus ah! ah!) …bref un peu plus et on arrivait en bagnole direct devant la scène (mais les agents de sécurité n'auraient pas accepté à tous les coups) …mais sinon, je vois toujours pas où l'on peut se garer en masse dans cette zone.

Entrée du Pabellòn (pour le concert : 3eme porte, à gauche des scooters) :
(cliquer pour agrandir)


(image Gogole earth)
Je vous promets qu'on était garé quasiment depuis cette prise de vue
…et je m'aperçois que nous étions pile à la bonne altitude (voir coin inférieur droit de l'image)
Le Pabellòn ne laisse apparaitre ici que sa partie émergée (compter environ 10 mètres de profondeur sous les bagnoles)

Allez tac, créneau de dingue (on a beau dire, quelle invention la direction assistée) …on débarque …brrrr waouh ce zef, ça pèle …c'est pas le vent de sud habituellement tempéré de chez nous …on ferme nos cuirs et blousons, puis on déterre les cass'dalles du coffre …sandwich au pain, au paté maison, jambon de New York, …boissons alcolisées ou pas …aaah ça pèle un peu mais ça fait du bien après une bonne centaine de bornes et après une dure journée de labeur. Bon on est pas trop mal là
…Depuis notre bagnole-camping nous entendons parfaitement le son du groupe qui joue actuellement, ce qui est plutôt cool ma foi.
Tout en mastiquant avec passion toutes ces protéines, je me lance dans une première réflexion : "…ça à l'air pas mal ce groupe …sûrement un groupe de Metal prog' quelconque en guise de hors d'œuvre sans doute"
Parlant de choses et d'autres, l'on entend un long passage instrumental …quand soudain le chanteur manifeste sa voix …et ma bouche emplie d'un amalgame de pain au paté, se fige comme paralysée par le flingue de la Denrée dans La soupe aux choux  : "…mais ? putain, mais ? attends c'est James Labrie qui chante là !!!  mais oui ...si, si c'est bien lui ! ….meeeerde ils ont commencé déjà !?   …'tain mais c'est bizarre  …si ça se trouve on arrive à la fin …les boules."
Bon allez, tels des campeurs qui chient dans leurs frocs scrutant l'arrivée d'un orage, qu'on te me range fissa toute la panoplie du survivaliste dans le coffre, et qu'on se décide promptement à rempiler ça après la fin du concert…
Allez go :
On s'amène devant les portes, on présente nos billets et notre traductrice demande depuis combien de temps ils ont démarré …un des gars filtrant l'entrée en chasuble fluo nous réponds qu'ils auraient joué 3 ou 4 morceaux déjà. …connaissant Dream Theater et la longueur de certains titres je me dis un peu dépité qu'on s'est loupé au moins 25 minutes
Nous entrons : on ne peut faire plus immédiat en terme d'accès : en gros depuis le trottoir extérieur, tu franchis 3 mètres et t'es direct dans la salle, du haut des tribunes, avec au loin plus bas la scène qui s'offre à nous …nous dominons l'ensemble de l'intérieur du Pabellòn depuis les hauteurs des gradins.

Après renseignement et pour la petite histoire, le site de l' Anaitasuna de Pampelune (merci internet) est un complexe sportif et de loisirs construit à flanc de pente qui s'est étoffé au fil des années, et dont le Pabellòn ("pavillon") inauguré en 1971, se voit dédié pour les matches de hand ball occupé par le club local.
Augurant du concept de salle couverte avec une architecture de type "amphithéatre" (du rêve) du même genre que le vélodrome de l'Anoeta (5500 places), mais en plus petit et en moins moderne, accueillant donc 2500 places assises en configuration sportive et probablement autant ou plus en configuration concert si l'on soustrait les zones de l'arrière scène et additionne le terrain central en guise de fosse..
Le bâtiment est composée d'une couverture toiture-terrasse supportée par une structure assez balaise et impressionnante ma foi (je vous dis pas la section des poutres porteuses qui semble t-il sont en béton …pas un truc de tapette) …bref que voulez-vous j'aime bien jeter un œil à la structure des grands bâtiments quand l'occasion m'en est donnée.

Le Concert :

Ceci dit le spectacle est prenant d'en haut, on scrute 2 minutes pour avoir une vue d'ensemble et l'on descend dans la fosse via des putains d'escaliers en béton hyper casse-gueule pour lesquels je vous garantie que la loi de Blondel n'a pas été appliquée …hum oui pour ceux que ça intéresse vous me connaissez un peu sur ce forum, j'peux pas m'empêcher ….oui la loi de Blondel (pas Marc Blondel le patron syndicaliste au cigare qui oubliait de payer son chauffeur), est une formule qui définit les caractéristiques dimensionnelles d'un escalier ...elle permet de fabriquer un escalier dans les normes et le rendre confortable pour son franchissement en prenant compte la longueur de la foulée humaine …mais ici je vous dis pas la raideur du truc ...en gros tu dérapes t'es mort …de plus les surfaces en béton des marches sont complètement dégradées accentuant l'effet casse gueule …c'est bien dommage un simple ragréage au mortier-colle de type Clavex 700 ou mieux en Emaco permettrait de pallier à ces défauts …mais vu qu'on s'en branle un peu, je passe
…bref,  mais si un jour vous  vous pointer au Pabellòn Anaitasuna de Pampelune ne vous pointez pas en béquilles pour prendre les escaliers …ça vous coûterait un bras …et l'autre jambe.

La grande salle est loin d'être remplie mais fichtrement bien garnie quand même, j'ai vraiment du mal à donner un ordre d'idée mais à 500 près je dirai au moins 2000 personnes …le concert étant d'ailleurs curieusement sold-out concernant la vente des billets en réservation.
Le public est très éclectique en âge et en look …autant de chevelus que de non-chevelus …de Metalleux que de… ben le reste quoi …on y observe aussi des parents avec leurs mômes/ados, où ceux-là assistent confortablement au show depuis les tribunes assises.

Grâce à la capture de la setlist sur le Web, à postériori je constate que nous sommes arrivés au milieu du morceau On the back of Angels qui est donc  le 3eme titre entamé (si je ne compte pas l'intro).
En matant les vidéos pourries sur Youtube pour tenter de voir ce qu'on a loupé, je sens comme un petit frémissement de frustration au vu de l'intro qui reprend celle du dernier opus c'est-à-dire False Awakening Suite accompagnée d'une animation sur grand écran que je trouve assez spectaculaire, retraçant la discographie et les pochettes mythiques de leurs albums dont certaines me sont plus que familières pour l'adepte que je suis... puis s'enchaine en toute logique le single phare The enemy inside que je trouve vraiment très bon après quelques écoutes et pour lequel je vous fait ci-après partager l'excellent clip (enfin pour ma part) :


Et ci-après un lien permettant de voir l'intro que l'on a loupé, filmé par un amateur - j'ai essayé de trouver la moins pourrie possible – de plus il s'agit ici de la toute première date de leur tournée à Porto, 2 jours avant Pampelune soit le 15/01/14 – merci à son auteur.


En rédigeant cet écrit, je m'aperçois que The Enemy inside a décroché la 3e place des fameux Grammy Awards 2014, derrière Anthrax (cover de "TNT") et le gagnant Black Sabbath (God is dead ?), dans la catégorie "Hard Rock/Metal".
Dans une récente interview alors que la cérémonie s'est passée pendant leur tournée (le 26 janvier je crois), John Petrucci semble avoir été assez touché et honoré par cette nomination.

S'enchaine ensuite The Looking Glass du dernier album, morceau dans une veine "big rock" sauce D.T. (Dream Theater en langage acronyme hein) qui se veut en fait un hommage au groupe canadien Rush qui reste pour eux un grosse influence …un morceau pour lequel j'ai accroché facilement au premier coup …et que j'aime pas mal écouter (comme tout le reste de leur très bon nouvel album).

Je dois quand même vous préciser que votre serviteur adore Dream Theater et écoute ce groupe depuis fort longtemps sans lassitude …je les avais un peu lâché durant les années 2000 m'ayant seulement procuré leur album "Train of Thought" (2003) étant leur "black album" et indéniablement le plus sombre et Metal, que je trouve excellentissime avec le temps. Les personnes avec qui je me trouve connaissent peu le groupe si ce n'est désormais à travers quelques écoutes du dernier opus et les ayant bassinés de temps en temps avec détermination pour leur signifier que le Metal Prog' de Dream Theater n'est pas forcément synonyme du cliché ultra-chiant que l'on attribue habituellement au genre …avant le concert ils m'avaient confié vachement apprécier le titre The enemy inside …ainsi que le restant de l'album qui se bonifie au fil des écoutes …avis pour lequel je suis totalement d'accord …l'essai s'avère concluant …reste plus qu'à les (nous) convaincre avec ce concert pour le transformer hi hi…
…La musique de Dream Theater est selon moi très riche,  certes ils ont des morceaux pas toujours facile à digérer que l'on peut qualifier de chiant et bien sûr qu'il y en a dans leur discographie, mais à mon avis pas dans un pourcentage très élevé et vraiment pas plus que les autres bon groupes de ce monde …Lorsqu'on m'assène que D.T. n'est que de la démonstration branlo-instrumentale, je n'ai même pas envie de poursuivre la discussion …soit la personne n'a pas écouté les bons morceaux ou ne s'est pas intéressée véritablement, soit elle est de mauvaise foi, soit nous n'avons pas du tout les mêmes perceptions musicales tout simplement…
…et ce genre de stéréotype n'est pas du tout représentatif de ce qu'à pu créer jusqu'à présent ce groupe, et je vous garantie que lorsque vous rentrez dans leur univers, vous êtes aspiré comme dans un trou noir duquel vous ne pouvez plus vous échapper …mais je sais bien que nous avons nos parcours initiatique musicaux bien différents des uns et des autres …mais bon, que ceux qui aiment me suivent ah! ah!
Je pense aussi que ce n'est pas un hasard si ce groupe est LA référence du Metal Prog', peut-être dû au fait que leur musique est avant tout très mélodique et aux refrains accrocheurs et aux thèmes assez profonds  …ils ont selon moi cette capacité de rendre une musique complexe voire élitiste en sachant la rendre simple à l'écoute grâce à un très bon sens de la mélodie …enfin bref, c'était ma minute prosélyte.

Le groupe s'est formé en 1985 sous le nom de Majesty et leur premier album est sorti en 1989 sous le nom de Dream Theater (prononcer "Drim Feeteur"), ils cartonnèrent au monde grâce au mythique album "Images and Words" de 1992 en particulier avec leur single Pull me under  …à ce moment-là le groupe a donné ses lettres de noblesses à un nouveau genre balbutiant; le Metal Progressif, où à mon humble avis personne n'avait jusqu'alors poussé une telle virtuosité, qualité instrumentale, qualité d'un son nouveau, sens de la mélodie, sous couvert de Heavy Metal, qui se veut décidément un genre musical très tolérant absorbant toutes les musiques tel une éponge en paille de fer.
Sans me la jouer "Wikipédia du pauvre", le groupe est composé ce 17 janvier 2014 à Pampelune de :

John Petrucci à la guitare et John Myung à la basse (tous deux membres historiques du groupe),
le canadien James Labrie au chant (LA voix du groupe depuis 1991),
Jordan Rudess aux claviers, synthétiseurs, ou engins numériques qu'il conçoit,
et pour finir leur dernière recrue que je découvre, le batteur Mike Mangini remplaçant depuis 2011 de l'historique Mike Portnoy membre co-fondateur et ancien porte parole du groupe (le Lars Ulrich du groupe et accessoirement ex-boute-en-train de service).


  Après ces quelques première minutes d'entrée en matière, nous décidons de nous déplacer confortablement vers l'axe de la scène …visuellement et acoustiquement, ben on est vraiment bien …la configuration des installations font qu'on les voit super bien même avec les éternels spectateurs chevelus géants qui cache (gâche) la vue …non vraiment on les voit super bien. En background de scène se situe un grand écran "de type cinéma" où défileront images conceptuelles, films ou animations en lien avec les thèmes de leur chansons et vidéos capturées par les différentes caméras de scène filmant les différents instrumentistes aux moment cruciaux.
Mais un petit bémol toutefois : l'usine à gaz qu'est le kit de batterie gène la partie basse de l'écran …écran qu'il ne pouvait certainement pas surélever en raison de la hauteur limite de la structure scénique …mais en fin de compte ce n'est pas si important.

et le son …putain je pense que c'est une sacré bonne idée de s'être déplacé à l'axe …les considérant comme des puristes à ce niveau-là, je crois que nous avons été exaucés en terme de qualité sonore, même si ce genre de salle est loin d'être le top en matière acoustique …salle dont la destination reste avant tout un lieu pour manifestations sportives.
Malgré une certaine réverbération de la salle, le son est puissant, fort et très bien équilibré pour ma part …les instruments sont tous très audibles …chapeau

Et donc s'enchaine ensuite le morceau Trial of Tears issue de l'album "falling into infinity" (1998), étant leur album le moins Métal je pense, mais dont j'adore ce morceau …une de ces pièces sublime et épique dont seul D.T. a le secret  …Rah quelle surprise …je n'ai pas honte de le dire, je suis littéralement happé et captivé par ce morceau et par ce putain de solo de Petrucci qui est tout simplement magistral …et je pense que mes co-équipier(e)s ont été conquis(e)s au regard de leurs réactions à la fin de ce morceau qu'ils découvrent.
Et plutôt que de vous livrer une vidéo pourrie, je préfère vous poster celle-ci qui peut se rapprocher de ce que je tente de vous expliquer même si ce n'est pas du tout la même configuration scénique (avec ici le batteur Mike Portnoy, et Petrucci période cheveux courts)

…foutez-vous un bon casque si vous le pouvez et écoutez plutôt :


Ces types sont capables de passer du plus puissant au plus envoûtant …l'on me fait remarquer certains relents Pink Floydien dans certaines parties du guitariste ce que j'admets pleinement (j'aime beaucoup le jeu de David Gilmour) …et puis Petrucci étant si je ne me m'abuse, pas insensible au talent de Gilmour, et de plus, Pink Floyd faisant plus globalement parti des influences du groupe…
Les lights sont absolument splendides et complètent à la perfection les différentes ambiances du set : c'est un des points forts de ce concert.


D'un point de vue subjectif, je voulais vous résumer un peu le niveau technique des mecs de Dream Theater :
Petrucci : une bête à la gratte
Myung : une bête à la basse
Rudess : une bête aux claviers
Mangini : une bête à la batterie
Labrie : je ne dirai pas une bête, mais un excellent chanteur et juste LA voix indissociable de D.T

Pour cette prestation aucun n'échappe à cette règle, ils sont vraiment impressionnants et très pros. Inutile de vous dire qu'ils reprennent à la perfection les morceaux. Tout est ultra carré mais plutôt décontracté. Ils ont toujours eu cette étiquette d'être un peu froid sur scène. Effectivement les mecs ne sautent pas partout et ne sont pas des plus expansifs, mais en fin de compte ils ne sont pas plus immobiles que certains autres groupes de Death ou de Black, inertes et froids comme des caveaux et qui pourtant jouent des morceaux qui speedent à tombeaux ouverts. Et puis je fais confiance aux non-réaction de mes comparses qui ne m'ont rien signalé de particulier à ce niveau-là. Je le répète mais les troubadours des rêves semblent finalement assez décontractés.

James LaBrie assure son rôle de frontman et se révèle très agréable et vivant et sait se montrer harangueur et communicatif …il connait les ficelles le gars …et le public du Pays Basque Sud est encore une fois très bon au regard de la réception qui en est faite.
…je trouve que les mecs de D.T. "s'entendent bien" sur scène, on ressent une certaine connivence entre eux, même si ce n'est pas flagrant …j'y ressens aussi beaucoup d'humilité, c'est con mais c'est juste mon impression.
Lors des longs passages instrumentaux, James Labrie se casse boire un coup, changer de t-shirt, voire se pisser une fiole (enfin j'en sais rien), ce qui est une véritable tradition. Et à propos de James, je redoutais ses performances vocales en concert car je crois savoir qu'un temps il essuyait quelques critiques dans ce contexte. …Ce fut d'ailleurs ma deuxième surprise avec lui : la première étant que non seulement en 22 ans, le temps n'a pas du tout altéré sa voix depuis "Images & Words" vis à vis de ce nouvel album, mais en plus il chante ici les doigts dans le nez (bonjour le son nasillard, non j'déconne) …c'est juste et parfait …c'est donc juste parfait, ainsi que dans les aigus (et je suis assez chiant avec la justesse, car je trouve que chanter un peu faux est un véritable tue-l'amour sur des chansons qu'on aime) …Bref comme un bon chien, Labrie a su garder ses performances de hurleur …je retrouve ici son timbre de voix bien spécifique qui me faisait vibrer lorsque j'écoutais en apnée "Images & Words" à une certaine époque. Génial !

Mangini est assurément un sacré cogneur qui convient au groupe même si le challenge n'était pas évident, sa batterie gavée de percussions en tous genres, pète fort comme j'aime …un très bon son claquant et percutant.

mais où te caches-tu Mike ?

L'éternel discret John Myung a les cheveux toujours aussi longs dans son dos (quoique un peu plus courts) et joue de sa basse 6 cordes comme un extra-terrestre, même si je trouve qu'on l'entend un poil moins que les autres (sauf sur les passages planants) …son jeu est parfois hallucinant.

Jordan Rudess quand à lui est un peu l'excité de service même s'il reste prisonnier de ses mains greffées sur ses claviers
…il reste très impressionnant en dextérité.

Jordan Rudess : un fondu des claviers

Et pour la gratte… raah la la…
…Je dois vous avouer que j'avais plutôt hâte de voir John Petrucci qui est un de mes guitaro préféré …et je n'ai pas été déçu du Maestro avec sa Music Man 7 cordes.
Question guitare, de tous les concerts auxquels j'ai pu assister, c'est indéniablement le meilleur son que j'ai jamais entendu …je lance en braillant à mes compagnons que vous voyez là un des meilleurs guitaristes contemporains qu'on le veuille ou non …définition que je reprends de Wikipédia et que j'approuve à 100%, et je m'en tamponne si vous n'êtes pas d'accord …après tout c'est mon compte-rendu, bandekon ! *

* (expression écrite qu'une personne m'a fait "découvrir", j'adore  ah! ah! - et merci à elle...).

Dream Theater n'a qu'une seule guitare …mais putain quelle guitare ! outre sa fluidité, son jeu, et sa capacité à jouer à la note près les passages les plus complexes ce qui est un régal pour les yeux et les oreilles,  je trouve assez impressionnant le gros son en power chord saturé sur les passages "Metal" …le mec doit rudement bien maitriser son matos (et quel matos !) car le son est énorme je trouve …digne d'un Rammstein ou d'un Kreator.
Et au final on dirait vraiment que ce gars-là joue pour deux tellement l'espace sonore en gratte semble au complet …les solos tarabiscotés en parallèle du clavier se marient très harmonieusement et sans surprise comme dans les albums …Rudess et Petrucci sont très complémentaires dans cet exercice.
…vous allez peut-être vous foutre de moi …mais oui, pour moi ce type est un magicien de la guitare.
Petrucci est un puriste du son et un maniaque des effets sans toutefois y noyer son feeling …et c'est juste …beau


à noter qu'il excelle également comme seconde voix pour les chœurs

Merci pour l'auteur des photos : source

Un détail : de là où nous nous trouvons, nous avons juste devant nous un petit groupe de 4 ou 5 spectateurs apparemment potes entre eux dont un chevelu assez grand qui me gène par moment (y en a toujours un, vous l'avez celui-là hein) ainsi qu'une petite nana qui n'arrête pas de distraire les mecs potes avec qui elle est …et dont le périmètre de nuisance a tendance à me brouter un peu par moment, mais bon pour l'instant ça va …j'y reviendrai, si j'y pense.

Vient ensuite 2 morceaux du p'tit nouveau disque avec Enigma, un instrumental assez couillu faisant référence à la fameuse machine utilisée par les Nazis pendant la seconde guerre mondiale (pour coder leurs transmissions - voir le film U-571 par exemple, même si l'histoire est un peu romancée),  agrémenté d'une intro en solo de batterie qui passe comme une lettre à la poste …inutile de vous dire que ce Mike Mangini est une bête et ne rougit absolument pas de l'autre bête qu'est Mike Portnoy classé parmi les meilleurs batteurs contemporains.
(A Propos d'Enigma, le décor situé à l'arrière de John Petrucci représente une sorte d'énorme ampli vintage au cœur duquel se situe la fameuse machine Enigma …une Enigma version D.T. dont l'illustration se trouve d'ailleurs dans le livret du CD…)
Vient ensuite Along For The Ride également du dernier album éponyme et qui a donné son nom à la tournée, puis Breaking All Illusion de l'avant dernier (que je ne connais pas) et qui ne me marque pas spécialement.

----

…puis fin du concert …plus rien ! …les gars se cassent ! …et ne reviennent pas !!!
Gloups …oui ça doit faire quelque chose comme un peu plus d'une heure qu'ils ont joué
…mais putain c'est bizarre …y a un truc qui cloche …y vont pas revenir pour un rappel ou un truc du genre ?
Ben non !!!
Le public commence à se casser et à monter les escaliers …les boules …on se regarde interloqués se disant …mais c'était trop bon ! la conductrice me dit même : c'est fini ??? …mais je suis sur ma faim moi !
Quand soudain un peu à droite de la scène apparait tout à coup un compte à rebours de quinze ou vingt minutes !
Ah !? 'y a un truc là …un truc qui nous apparaît comme un soulagement, ils nous ont eu les bougres …et je rassure mes compagnons en disant que ça ne m'étonne pas du groupe, avec eux 'faut s'attendre à tout …c'est tout un concept que ces Dream Theater ah! ah! …et puis finalement on en conclu par une déduction assommante qu'il n'avait jamais été prévu de groupe de première partie, puisque après tout était inscrit sur le billet "An evening with Dream Theater" …c'est juste eux et eux seuls les animateurs d'une soirée qui était loin de se terminer.

Bon c'est pas tout ça, mais faudrait penser aux choses indispensables en bon survivalistes que nous sommes …il est toujours recommandé de ne pas interrompre la chaîne de la boisson dans un tel contexte, et puisque les buvettes de survie se trouvent au sommet……alors pour le coup, tel de vaillants arpenteurs de l'impossible, nous remontons ces putains d'escaliers de la mort mais avec au bout du tunnel le Graal en plastoc contenant la sang du …ouais bon bref on s'en branle, on a soif quoi…
Je recueille les premières impressions de mes frères et sœurs d'armes ayant l'air très enthousiastes de cette prestation dont il n'attendait rien (ce qui est toujours préférable afin de ne pas être déçu)
…je vous l'avais dit …ça ne pouvait pas être mauvais avec eux (même si je ne les avais jamais vu en concert).

Je profite de cette entracte pour filer un petit avis général sur ce groupe :
Outre la musique que je place en critère absolu d'appréciation, j'ai aussi curieusement toujours aimé leur attitude …allez savoir …on pourrait soupçonner ces mecs d'avoir le melon avec le niveau qu'ils ont …en quasiment 30 ans de carrière je ne crois pas avoir entendu quoi que ce soit de significativement négatif à leur propos ou de leurs egos …au contraire j'ai toujours compris  qu'ils bénéficiaient d'un grand respect, car de par leur fabuleuse maîtrise technique (qui pouvait s'avérer un handicap), ils ont popularisé un style musical pas forcément facile d'accès et ont certainement démocratiser le clavier et les synthétiseurs comme jamais parmi la communauté Métal (même si Deep Purple et d'autres l'avait fait bien avant), mais je reste persuadé qu'il y a un avant et après "Images & Words", album qui a contribué grandement dans l'évolution du Metal "moderne" et dans l'utilisation des claviers, aujourd'hui largement répandus y compris dans le Métal extrême.
…Personnellement je suis loin d'être un érudit et acharné au genre "Progressif", mais hormis un peu de Pink Floyd, de Marillion, de Symphonuy X, et quelques autres… la musique de Dream Theater est de loin celle qui m'accroche le plus.
…Aussi, ces types ont cotoyé et jammé avec pas mal de musiciens hors Metal et même s'ils puisent une partie de leurs influences dans le rock progressif, ils sont toujours restés fidèles à leurs premiers amours métalliques en gardant la flamme de l'enfer du Heavy Metal dont ils se revendiquent fans à travers des groupes comme Maiden, Metallica, Quennsrÿche, Pantera…

Bon revenons à nos moutons :
Pas de vidange pour les garçons car trop peu d'accumulation urinaire en si peu de temps, donc pour ce qui me concerne pas de description technique et sociologique des chiottes ce qui est un des mes regrets pour cette soirée (chacun ses mauvais goûts) …et pourtant ce bâtiment de 40 ans devait avoir un sacré potentiel pour avoir des chiottes immondes …c'est bien dommage
Nous nous attendons un peu avant de repartir dans la fosse, et les minutes s'égrainent jusqu'à ce que le 2e acte s'ensuive.

Les gars reviennent en scène sous les cris enthousiastes du public.
Je reconnais le morceau immédiatement avec son riff qui plombe comme un canon de 75, je n'ai plus son nom en tête mais il est issue de l'album "Awake" de 1994 …effectivement après remémoration il s'agit de The Mirror.

Après ce premier morceau du 2e acte, James explique un truc en anglais parlant d'un album …bla bla bla …twenty years …bla bla bla ….et ché pas trop quoi
…effectivement ils viennent de jouer The Mirror  de l'album "Awake"  et en fait je n'y  avait fait pas attention sur le moment, mais leur deuxième partie est entièrement consacré à cet album …ces bougres de farceurs font généralement ce genre d'originalité en concert …et donc pour fêter certainement les 20 ans de l'album (je crois qu'ils avaient fait le même coup en reprenant entièrement  Images & Words), ils ont donc joué dans l'ordre les 5 derniers morceaux de  "Awake" de 1994 dont le dernier, le sublime Space-Dye Vest entièrement composé par leur premier claviériste Kevin Moore (ce qui était exclusif car d'habitude tous participent au travail de composition), ce morceau étant considéré comme le "cadeau" de départ du claviériste envers le groupe.
…d'habitude j'en ai rien à battre des claviéristes mais avec Kevin Moore c'est différent, je ne sais pas pourquoi j'adore ce qu'à fait ce type dans D.T. même s'il n'a participé qu'au 3 premiers albums ….je considère ce gars comme un peu le Cliff Burton de Dream Theater …un type qui leur a apporté un certain sens de la mélodie (beaucoup lui reconnaisse ce talent).
…ce que Dream Theater a peut-être gagné en virtuosité avec Jordan Rudess, l'a perdu en apport mélodique avec le départ de Kevin Moore selon moi ...ceci étant ils ont prouvé qu'ils ont su assurer de superbes albums et morceaux depuis. Leur travail de composition a toujours été collectif, même si Petrucci est un peu le cerveau mélodique du groupe (il y a eu également un autre claviériste, Derek Sherinian entre Moore et Rudess qui est resté 4 ans au sein du groupe, mais sans avoir été véritablement transcendant).

Je vous poste Space-Dye Vest version studio, qui est selon moi une magnifique pièce composée au piano
(attention aux âmes brutales, ce n'est pas vraiment Métal) :


J'ai d'ailleurs appris que le groupe ne joue ce morceau en live que depuis 2011 pour des raisons qui leur sont propres…

A noter que lors du solo final sur ce Space-Dye Vest, Petrucci s'est trouvé l'espace de quelques secondes la guitare muette au moment crucial et s'en est allé vérifier promptement son matos …le problème a été vite résolu …j'ai eu une petite pensée pour le roadie qui a dû frôler l'infarctus ah! ah!

Détail (suite) : Je reviens avec la p'tite nana excitée comme une puce et qui bataille toujours à brailler dans le vide avec ses potes, et j'ai tendance à focaliser et me déconcentrer …j'aurai bien envie de lui hurler …Putain ! ne bouge plus, ferme-là, et regarde devant un peu oh !" ….vous savez c'est un peu comme le sketch de Bigard avec le gosse qui fout le bordel dans la salle d'attente du docteur où tout le monde est au bord de la crise de nerf en se retenant par un effort surhumain de lui coller une tarte à lui dévisser la tête (sketch du hurlement primaire je crois)
…mais qu'est-ce qu'elle pouvait foutre-là …une question con vous me direz certes, mais bon c'est vrai, elle était retournée vers l'arrière pendant au moins 90% du temps de la durée du concert à pinailler dans le vide avec chacun de ses potes (qui eux regardaient devant cela dit ah ah) …je rigole mais c'est vrai putain …quelle casse couille …mais merde, j'voulais pas bouger, j'étais trop bien d'où j'étais quand même …et puis on s'en fout en fin de compte ah! ah!
…'faut relativiser, c'est toujours comme ça en concert, il y en a certains on se demande ce qu'ils branlent là  …les concerts sont d'ailleurs d'excellents laboratoires sociologiques et de hauts lieux d'observation sur l'analyse comportementale …t'as toujours un déglingo aux attitudes suspectes qui s'intéresse à tout sauf la scène …trop marrant mais parfois inquiétant ah! ah!

Ahem bon bref,
Une petite nouvelle entracte se profile à l'issue de cet acte 2 et les gars reviennent pour à priori une dernière partie.
Les morceaux qui suivent me sont inconnus du fait d'avoir zappé une grande partie de leur discographie comme je le disais …ils ont l'air bons mais un peu moins transcendants …ceci étant, avec Dream Theater ou les autres groupes, il est toujours difficile de se faire une opinion sur des morceaux que l'on découvre en live …alors je m'y pencherai forcément un jour …et ce concert m'a redonné l'impulsion de combler cette lacune (le groupe sort ses albums studio avec une régularité de métronome tous les 2 ou 3 ans depuis 1989).

Parmi ces derniers morceaux, Dance of eternity, étant certainement leur pièce la plus tordue, soit un medley hallucinant de leurs parties instrumentales les plus "connues" que seuls les initiés connaissent bien …et je vous invite a regarder cette autre vidéo rien que pour écouter et admirer les parties de basses de John Myung (les parties empruntées des morceaux sont indiquées par le défilement des pochettes d'albums sur le grand écran scénique en arrière-plan) :


(ils n'ont pas repris les mêmes parties à Pampelune, il manquait cruellement The Ytse Jam, et du Metropolis part 1 comme dans celle-ci)


Ainsi suite à la connaissance de la setlist à postériori, les gars de Dream Theater ont en gros décomposé le show en 3 parties :
Acte 1 : consacré à 80% du nouvel album + le restant de l'avant-dernier
Acte 2 : consacré à l'album Awake de 1994 pour ses 20 ans (je suppose)
Encore : divers morceaux avec au final l'excellent morceau Illumination Theory au magnifique refrain final.



En guise d'Outro de luxe, le groupe nous gratifie donc des 3 dernières parties de l'énorme morceau Illumination Theory du dernier album (comptez environ 20mn version studio pour ce morceau composé en 5 parties), en démarrant par la superbe orchestration symphonique The embracing circle, tandis que défile sur le grand écran un film d'animation reprenant le thème du morceau …un moment assez sublime  …une intro dans l'outro convertie en une véritable petite séance de cinéma de 3 ou 4 minutes ou s'ensuivent les deux dernière parties : The pursuit of the truth puis Surrender, Trust & Passion véritable bouquet final mélodieux…

Je n'aime pas tellement poster des vidéos pourries rendant de bien mauvais hommages à la réalité du moment vécu, mais ci-après l'une d'entre elles au son à peu-près acceptable filmé ce soir-là à Pampelune rendant compte de ce dernier morceau (aaah les dernières minutes…) :


(Mais je vous le répète la réalité est toute autre …brrr j'en ai des frissons en revoyant et réécoutant cette vidéo …j'y étais …youpiiii)

Après plus de 2h30 de show la soirée s'achève …et voilà que nos 5 Theâtreux des Rêves s'avancent sur cette scène du Pabellòn, s'accrochent ensemble comme s'ils s'apprêtaient à entrer dans une mêlée …mais ici juste pour saluer et fêter leur victoire car ils nous ont livré un long match sans faille …et à l'évidence, le public hyper enthousiaste leur rend ces accumulations de plaisir en longs applaudissements des plus denses.
…et je n'ai pas honte de le dire oui : oui j'ai assisté à un concert contenant des moments purement magiques  ...un spectacle fabuleux tant musicalement que visuellement
je vous avoue honnêtement que c'est la première fois que j'assiste également à un aussi beau jeu de lumières en concert Metal …la synchronisation, les ambiances feutrées, tamisées, les projections sur grand écran ont grandement contribué à cette magie musicale …les mecs de Dream Theater savent y faire…
…et sans que le groupe n'utilise pour autant une débauche de pyrotechnie ou un décor surchargé d'accessoires …en fait selon moi ils ont su trouver les parfaits ingrédients techniques pour rendre un moment privilégié voire intimiste avec leurs spectateurs…
Merci et bravo les gars ! Pour tout métalleux qui se respecte il faut au moins avoir vu ce groupe une fois dans sa vie …j'exagère peut-être mais je m'en tamponne encore une fois ah! ah!
Et au regard de cette prestation, les papes du Metal Progressif mérite largement leur titre honorifique.
...ils donnent vraiment envie de les revoir pour ma part.

Epilogue :

Bref, cette looongue soirée avec Dream Theater ne le fut pas tant que cela, et les environ 2h30 se sont passés sans ennui. Le groupe a offert un véritable cadeau au fans de l'album "Awake". C'est leur truc ça, un jour il vous enfourne un album complet, et un autre moment, ils vous reprennent en concert l'intégralité d'un "Master of Pupets", d'un "The Number of the Beast", "Operation Mindcrime", ou encore un "Live in Japan" de Deep Purple …voire un "The Dark Side Of The Moon" …ils sont comme ça ces mecs, des barjes de 'ziques j'vous dit.

Leur prestation de ce soir confirme cette idée idéaliste que je me faisais un peu d'eux, même si tout cela peut paraître superficiel …
On me faisait remarquer que les gars jouaient de manière assez décontracté …un peu comme s'ils étaient en répet' …et c'est pas faux putain …d'autant qu'ils s'agissait là de leur seulement 3eme date de leur tournée mondiale …un pré-rodage en quelque sorte …mais bon, peu importe c'était vraiment une excellente soirée en compagnie de Dream Theater ce que m'ont confirmé par la suite mes compagnons qui pouvaient avoir quelques à priori.
Un seul petit regret cependant, le fait de ne pas avoir entendu un seul morceau du légendaire album "Images & Words" ni leur mythique premier instrumental de 1989 The Ytse Jam (qui n'est autre que le nom de leur premier groupe de 1985 écrit à l'envers - Majesty)

Nous nous exécutons à sortir par là où nous étions entrés en suivant le mouvement, grimpant une dernière fois ces escaliers digne des pyramides de Chichen Itza …'tention pas d'connerie, le moindre faux-pas serait fatal  …puis nous voilà émergeant du sous-sol, refermons nos cuirs au ressenti de ce putain de vent obstiné à nous faire suer de froid …ce qui ne nous empêchera pas de terminer nos gamelles …et ouais quoi, on est pas des tapettes qu'est-ce que vous croyez …bravant les tempêtes pour la gloire du pâté …YAAAAAH !
Ahem, par contre un conseil; éviter de boire du coca ou une pression immédiatement après un sandwich au pâté maison un peu relevé ...car c'est pâtérible …voire pâtétique.

Et zou … en repartant nous frôlons ce que nous définissons comme 3 ou 4 gros tourbus noirs garés au long de la rue, et probablement prêt à déferler vers leur destination suivante qui n'est autre que la capitale de la Catalogne, autrement dit Barcelone.

Nous laissons derrière nous la magnifique cité de Pampelune chargée d'histoire, de fêtes interminables, chères à Ernest Hemingway qui lui ont inspiré un de ses meilleurs romans Le Soleil Se Lève Aussi
…fêtes de la San Fermin dont les américains raffolent et y reviennent encore pour s'y faire caresser les fesses par les terrifiants lâchés des taureaux de l'Encierro  …Hemingway qui par un autre de ses romans intitulé For Whom The Bells Tolls a pu inspirer à son tour un autre groupe célèbre …qui à leur tour ont influencé Dream Theater …et voilà, la boucle est bouclée …sans qu'ils s'en rendent peut-être compte, les gars de Dream Theater sont passés par la ville à l'origine d'une de leur influence ah! ah!

Et pour finir cet incommensurable écrit soporifique, nous voilà quasi rentrés au bercail quand soudain, alors en pleine conversation mystique, enfermé(e)s dans l'habitacle,  causant tabernacle, et ciboire ou conduire n'est pas très catholique à concilier …surgit un signe divinatoire :
un putain d'engin de blaireau (l'animal, le vrai) pris en flag' dans nos phares, apeuré qu'il est, reflétant de ses yeux phosphorescents toute la détresse du pauvre couillon qui s'est fait chopé la papatte dans le sac...
…putain heureusement qu'on se l'ai pas encadré …il était énooorme avec son magnifique pelage …on en aurait fait un beau manteau dis-donc (sauf qu'il en faut des burnes pour oser porter un manteau de gros blaireau).
Quel rapport avec cette soirée me direz-vous, j'en sais rien en fait …mais qu'on le veuille ou non, c'est vachement design la tête d'un blaireau je trouve.


Good night
Ikus Arte
Stay Metal (comme Myung, Petrucci, Portnoy, Barney)


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P.S : J'admire votre abnégation si vous êtes arrivé jusqu'ici sans sauter des lignes.




Agur Iruñea ! (au fond, le Mont Del Perdòn...)
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(...et ses éoliennes) :

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PetitKaroo

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MessageSujet: Re: C.R. DREAM THEATER - Pampelune le 17/01/2014   Sam 8 Fév 2014 - 16:08

Ah décidément, je suis ultra fan de tes comptes-rendus de concert   
(Tout y est, il n'y manque qu'une recette de cuisine, je te suggère le merlu koskera pour la prochaine fois). Et c'est vrai que pour les éoliennes, ils sont champions, mais que faisons-nous ici, hmmmm....à la traîne comme toujours que nous sommes,  d'autant plus qu'ils s'assurent je ne sais plus combien de pourcentage de leur production énergétique?

Mais je ne comprends pas pourquoi vous avez besoin du GPS pour aller en premier à San Se, c'est tout droit, hein!, fallait aviser à partir de là Laughing .
J'avoue à ma grande honte que je n'ai jamais écouté de Dream Theater de ma vie... pas une seule note, rien du tout. Je reviendrais donc écouter les vidéos que tu as postées à tête reposée. C'est rigolo qu'ils s'appelaient Majesty en premier, parce que Majesty, j'aime beaucoup, mais ce n'est pas vraiment le même style  Razz 


Bravo et merci pour ce CR riche et alimenté! cheers 
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MessageSujet: Re: C.R. DREAM THEATER - Pampelune le 17/01/2014   Sam 8 Fév 2014 - 16:56

Pas fan du tout du groupe mais alors BRAVO pour ce compte rendu aussi riche et détaillé que....beau  Very Happy 
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Broutchlag mordoré

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MessageSujet: Re: C.R. DREAM THEATER - Pampelune le 17/01/2014   Sam 8 Fév 2014 - 23:38

Merci fort Abbémus, cool que tu apprécies, c'est très courageux d'avoir lu tout ça, hé hé.
Dommage que tu n'aimes pas trop D.T. ...il y aurait presque un petit coté Megadeth dans le morceau The Enemy Inside

Merci à tous les deux, vos réactions sont plus que très chouettes...
...peut-être vous convertirais-je à ce groupe hi hi hi

PetitKaroo a écrit:
Ah décidément, je suis ultra fan de tes comptes-rendus de concert  :killclap:
(Tout y est, il n'y manque qu'une recette de cuisine, je te suggère le merlu koskera pour la prochaine fois). Et c'est vrai que pour les éoliennes, ils sont champions, mais que faisons-nous ici, hmmmm....à la traîne comme toujours que nous sommes,  d'autant plus qu'ils s'assurent je ne sais plus combien de pourcentage de leur production énergétique?
ah ah oui, tiens c'est une idée les recettes culinaires ...je tenterai d'y penser ...déjà je me disais que c'était un peu too much en postant ce C.R genre guide touristique, mais oui, on pourrai créer le guide des concerts et gastronomie locale pour métalleux itinérants ah! ah! ...en exclusivité sur le forum Killers !

...sinon je voulais marquer un peu le coup de ce très bon moment (et parce que j'aime énormément ce groupe), et en écrivant ce truc au brouillon je me suis replongé quelques soirs dans l'univers Dream Theater, et des paysages Navarrais à travers Goggle Earth ...et je ne me suis pas rendu compte d'un compte rendu aussi long ah! ah!
Pour les éoliennes ça fait un paquet de temps qu'ils en ont effectivement. S'ils continuent dans cette production d'énergie on peut supposer qu'ils doivent s'y retrouver. Ici on est vraiment mauvais ...aucune volonté politique alors que le potentiel y est... des histoires de lobbies énergétique avec d'autres intérêts probablement...

PetitKaroo a écrit:
Mais je ne comprends pas pourquoi vous avez besoin du GPS pour aller en premier à San Se, c'est tout droit, hein!, fallait aviser à partir de là :lol:.
ah! ah! ...pas de provocation hein ! ...bon après tu sais, c'était la tombée de la nuit tout ça... hum...
il a bon dos le Gps hein ...tu rigoles mais on s'habitue tellement à ce gadget qu'on en devient débile parfois

PetitKaroo a écrit:
J'avoue à ma grande honte que je n'ai jamais écouté de Dream Theater de ma vie... pas une seule note, rien du tout. Je reviendrais donc écouter les vidéos que tu as postées à tête reposée. C'est rigolo qu'ils s'appelaient Majesty en premier, parce que Majesty, j'aime beaucoup, mais ce n'est pas vraiment le même style  :P
eh ben il faut croire que c'est un échange de bon procédé, je ne connaissais pas du tout le tiens ...pas mal en effet du True Heavy pur jus on dirait...
à l'origine il me semble que Dream Theater avait été obligé de changer ce premier nom car Majesty était déjà utilisé à leur époque...

je poste ici le single Pull me Under qui les avait propulsé en 1992 (au moment où les Dieux s'appelaient Nirvana), issue de l'album Images and Words (pour lequel j'aime absolument tous les morceaux - ce qui est rare).
La version clip fut écourtée pour des raisons commerciales - et à noter que James LaBrie porte un t-shirt Napalm Death avec qui ils sont potes :

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C.R. DREAM THEATER - Pampelune le 17/01/2014
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